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Les réflexes archaïques et les apprentissages sont directement liés

Cadre dans des multinationales pendant une vingtaine d’années, j’ai découvert les réflexes archaïques lors d’un échange avec le Docteur Roure pédopsychiatre dans le 16ème arrondissement à Paris, alors que je cherchais des méthodes alternatives pour aider un proche diagnostiqué TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité), HPI (Haut Potentiel Intellectuel) victime d’un trouble anxieux. J’ai alors assisté à une conférence d’Agnès Canu-Martin sur les réflexes archaïques, puis je l’ai rencontré et au fil du temps je me suis formée auprès d’elle à l'approche RMTi (Rythmic Movement Training international®).


Que sont les réflexes archaïques ?


Les réflexes archaïques sont des étapes motrices que l’enfant intègre in utero et dans les premiers mois de vie. Si l’enfant n’a pas intégré ses réflexes (stress prénatal, accouchement difficile, peu de mobilité dans les premiers mois de vie, facteurs environnementaux), certaines zones du cerveau n’ont pas pu être stimulées et cela peut entraîner des troubles d’ apprentissage (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie…), des difficultés attentionnelles (concentration, troubles autistiques), des troubles émotionnels (angoisse, colère…), des problèmes moteurs (difficulté de coordination, écriture, énurésie…).

Ces réflexes peuvent s’intégrer à tout moment de la vie grâce aux mouvements rythmiques et à des pressions isométriques dans les tissus musculaires. Ces mouvements permettent de recréer des connexions neuronales.


L’ entraînement aux mouvements rythmiques (RMTi)


Le RMTi créé par Kirste Linde (thérapeute suédoise), le docteur Blomberg[1] (neuropsychiatre suédois) et Moira Dempsey[2] (kinésiologue australienne) – permet d’intégrer les réflexes archaïques par des mouvements rythmiques et des pressions isométriques.

L’intégration de ces réflexes va permettre d’améliorer l’attention, la concentration, la mémoire.

Les réflexes jouent également un rôle sur la coordination des mouvements en stimulant les aires motrices du cerveau.

Ils interviennent également dans le fonctionnement du système limbique (cerveau des émotions) et par ce biais travaillent sur les angoisses, les crises émotionnelles et les troubles autistiques.

Le mouvement chez le fœtus et le nourrisson permet le développement du système nerveux central. Si l’enfant ne peut pas bouger suffisamment, les connexions ne se font pas et cela peut générer de nombreux troubles (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie…).


Les réflexes archaïques et la dyslexie


75 % des enfants ayant une dyslexie, ont le réflexe tonique asymétrique du cou (RTAC) qui n’est pas intégré. Lorsque l’enfant tourne la tête, les épaules suivent celle-ci. En février 2000, le Dr Mc Philips publie dans The Lancet (revue médicale britannique) une étude sur l’importance de l’intégration du RTAC. Dans son étude, un groupe d’enfants dyslexiques suivait un protocole de mouvements rythmiques pour intégrer le RTAC tandis que l’autre groupe avait un programme de lecture intensif. A la fin de l’étude clinique, les enfants qui avaient les meilleurs résultats en lecture étaient ceux qui avaient pratiqué les mouvements rythmiques.




Les réflexes archaïques et les troubles dys (dyscalculie-dyspraxie-dysgraphie-écriture…)


En travaillant les réflexes, les troubles dys s’estompent. Par exemple, l’intégration du réflexe tonique labyrinthique (RTL) permet à l’enfant de mieux planifier ses actions et d’avoir une meilleure compréhension de la verticalité. Cela va l’aider par exemple à mieux aligner ses chiffres pour faire les opérations. La dyspraxie est un trouble lié à une mauvaise coordination oculomotrice et une difficulté de gestion de la planification et une non automatisation des schémas moteurs. Pour la dyspraxie, il faudra travailler sur plusieurs réflexes et sur une zone du cerveau appelé les ganglions de la base (notamment le putamen qui gère l’automatisation motrice).


Les réflexes archaïques et les troubles de l’attention (TDA, TDAH)


Plusieurs réflexes peuvent impacter la concentration et l’attention. Certains enfants sont très agités et bougent constamment sur leur chaise. Il s’agit souvent du réflexe de Galant ou du réflexe tonique symétrique du cou (RTSC). D’autres enfants semblent dans leur bulle, comme s’ils étaient figés. Cela peut être dû au réflexe de paralysie par la peur (RPP).




Les réflexes archaïques et l’autisme ou troubles du spectre autistique (TSA)-Asperger


L’ autisme est un trouble neurologique qui affecte le développement social de l’enfant. Il existe plusieurs sortes d’autisme avec différents degrés. Certains enfants autistes ne sont pas verbaux, d’autres peuvent être des génies. Grâce à l’intégration des réflexes, l’enfant va s’ouvrir aux autres peu à peu, développer ses compétences sociales. Le réflexe qui est généralement impacté est le réflexe de paralysie par la peur.



Au-delà du sujet des apprentissages, je conçois cette approche comme un véritable chemin vers soi: comprendre nos réflexes c'est comprendre l'origine de nos automatismes, nos schémas répétitifs involontaires émotionnels ou posturaux, notre manière d'apprendre et d'être au monde.

[1] Harald Blomberg, Movements that heal, 2011 [2] Moira Dempsey, Au-delà des ascidies, 2020

 
 
 

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